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Les glandes de Skene sont, chez la femme, des glandes diffuses situées tout le long de l'urètre. Au moment de l'orgasme, ces glandes ont pour fonction de sécrèter un liquide, translucide comme de l'eau, par deux petits orifices situés près du méat urinaire. Ce liquide n'est pas de l'urine. Les glandes de Skene se gorgent plus ou moins en liquide durant la phase d'excitation. Le volume émis peut donc être faible et passer inaperçu. Il peut aussi être important et être éjecté alors avec vigueur : c'est l'éjaculation féminine. Si l'orgasme ne se traduit pas nécessairement par cette émission de liquide, en revanche, quand cette émission de ce liquide se produit, elle est lié à un orgasme. Les glandes de Skene sont en relation anatomique avec le point G et constituent l'équivalent de la prostate pour l'homme
Le tissu des glandes de Skene est semblable à celui de la prostate chez l'homme. Mais, alors que la prostate est une glande bien délimitée, le tissu des glandes de Skene, lui, est plus diffus, ce qui expliquerait que son contenu en liquide soit variable.
Lors de l'orgasme, les glandes de Skene peuvent produire de manière réflexe une quantité plus ou moins grande d'un liquide translucide dont la composition est proche du liquide séminal masculin.
Chez certaines femmes, l'émission de liquide passerait inaperçue lors des rapports sexuels alors que chez d'autres, un orgasme intense peut s'accompagner d'un véritable jaillissement de ce fluide, constituant l'éjaculation féminine. Ce jaillissement peut être abondant chez certaines femmes, parfois qualifiées de femmes fontaine.
Comme le liquide produit par les glandes de Skene jaillit de la vulve depuis la région où est situé le méat urinaire, il est souvent confondu avec de l'urine. Cependant il est différent de l'urine comme il est également différent des autres sécrétions émises par le vagin ou la vulve, telles les sécrétions lubrifiantes des glandes de Bartholin.
La zone des glandes de Skene correspond anatomiquement au point G. L'importance des glandes de Skene, selon qu'elles seraient peu ou très développées, ou encore selon qu'elles se gorgeraient plus ou moins de liquide, pourrait avoir un rapport avec les différences physiologiques d'accès à l'orgasme chez certaines femmes. Le rôle du liquide émis est encore méconnu. Etant expulsé vers l'extérieur du corps, son rôle est difficile à comprendre.
La stimulation initiale du point G peut donner envie d'uriner. Par ailleurs, chez les femmes non habituées, l'imminence du jaillissement des glandes de Skene peut être également ressentie comme une envie subite d'uriner. Quand le jaillissement survient pour la première fois, l'effet de surprise que cela déclenche provoque généralement l'arrêt du rapport sexuel. Dommage, car rien ne permet d'affirmer que ce phénomène marque l'aboutissement du plaisir. En effet, le plaisir sexuel est plutôt progressif chez la femme, laquelle est capable d'avoir des orgasmes répétés et même plusieurs émissions de liquide au cours d'un même rapport sexuel.
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